Pour plus d'égalité, des milliers de livres en braille sont désormais accessibles au prix d'un livre classique

Yan Krukau

Une date symbolique pour mettre en lumière une inégalité jusqu'à présent largement ignorée : pour pouvoir acheter un livre en braille, les personnes aveugles ou malvoyantes devaient débourser entre 60 et 122 €. Cette injustice est désormais réparée, puisque dès ce mercredi 4 janvier, qui marque la journée mondiale du braille, les ouvrages du catalogue du Centre de transcription et d'édition en Braille (CTEB) – soit plus de 2 000 livres – sont enfin inclus dans le dispositif du prix unique du livre, plus de quarante ans après son institution. Ils seront ainsi vendus entre 11 et 30 €.

"C’est une excellente initiative puisque l’accès à la lecture en braille permet aux aveugles et malvoyants qui le pratiquent d’avoir un accès direct [au livre] contrairement à de la lecture audio où on a le prisme de quelqu’un qui lit un ouvrage", se félicite Bruno Gendron, président de la Fédération des aveugles de France, dans un communiqué relayé par Libération.

La fin d'une mesure discriminatoire envers les personnes mal-voyantes et aveugles qui devaient payer plus cher pour se procurer le même ouvrage. La France compte actuellement près de 2 millions de personnes déficientes visuelles, dont 15 % lisent le braille selon Bruno Gendron.

Mais toute médaille a son revers : cette mesure a un coût, qui ne pourra être absorbé plus d'un ou deux ans, regrette la directrice du CTEB Adeline Coursant : "il faudra rapidement trouver des aides pour pouvoir continuer". Mais un ou deux ans sont déjà un grand pas (...)

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