Le délai d’attente pour procréer après un arrêt naturel de grossesse revu à la baisse

Josh Willink

Depuis quinze ans, la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) faisait office de règle. Depuis le 22 novembre, une nouvelle étude scientifique, publiée dans la revue PLOS Medicine et relayée par The Guardian, va à l’encontre de cette préconisation datée : les femmes n’ont pas besoin d’attendre six mois après un arrêt naturel de grossesse ou un avortement pour tomber à nouveau enceinte.

Cette nouvelle préconisation n’est pas anodine pour les personnes qui cherchent à faire un enfant. Dans un parcours de procréation, six mois peuvent parfois paraître très longs. Si l’OMS avait édicté cette règle en 2007, c’était dans l’idée qu’il fallait aux femmes une demi-année pour recouvrer le fonctionnement complet de leurs ovaires ou encore pour guérir d’une éventuelle infection ou inflammation due à la précédente grossesse avortée.

En analysant les données de près de 50 000 grossesses après un arrêt naturel de grossesse et de 24 000 grossesses après une IVG en Norvège, l’équipe de recherche australienne a tordu le cou à cette idée. Aucun danger notable n’a été repéré par les chercheurs dans ces cas-là. Ce qui leur fait dire qu’une nouvelle grossesse peut être envisagée “rapidement” après un arrêt naturel de grossesse ou une IVG.

L’étude précise même que concevoir “dans les trois mois” qui suivent ces événements apporte légèrement moins de risques à la naissance “qu’après une période de six à onze mois”. “Cela varie pour chaque personne, mais si je devais donner un délai (...)

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