Dépakine et Dépakote désormais interdits à toutes les femmes en âge de procréer

La rédaction d'Allodocteurs.fr
Chez les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir, le valproate était déjà contre-indiqué pour traiter les troubles bipolaires. L'interdiction s’étendra désormais aux jeunes femmes souffrant d'épilepsie.

Le valproate, utilisé pour soigner l'épilepsie et les troubles bipolaires, "entraîne un taux élevé de malformations (plus de 10%) et/ou de troubles neuro-développementaux (30 - 40 %) chez les enfants exposés pendant la grossesse", alerte l'Agence du médicament (ANSM) dans un communiqué publié le 12 juin.

Pour ces raisons, depuis juillet 2017, le valproate est contre-indiqué dans le traitement des troubles bipolaires pour les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir. Désormais, il le sera aussi pour l'épilepsie, sauf "dans des situations exceptionnelles d'épilepsie résistante aux autres traitements", a annoncé l'ANSM. Une femme qui serait malgré tout sous valproate doit à tout prix éviter une grossesse, a ajouté l’agence.

Commercialisé sous le nom de Dépakote et de Dépamide, le valproate est utilisé pour soigner les troubles bipolaires. Sous le nom de Dépakine, il est prescrit pour traiter l’épilepsie. En 2014, l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait révélé, en se basant sur des études, que 11% des enfants exposés au valproate dans le ventre de leur mère souffraient de malformations, soit quatre fois plus que la normale. L’année dernière, une étude pharmacoépidémiologique de l’ANSM et de l’Assurance maladie avait par ailleurs révélé qu’entre 2 150 et 4 100 enfants ayant été exposés au (...)

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