Dépistage massif : comment Jacques Attali a oeuvré pour convaincre Macron

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Un dépistage massif de la ­population tel celui pratiqué en Slovaquie ou à Liverpool ­est-il ­envisageable en France? Fin ­octobre, lors d'un entretien au JDD, Olivier Véran répondait un non catégorique. Mais ce jeudi, le ministre de la Santé a indiqué "travailler" à la "faisabilité" d'opération de "testing de masse au sein de certaines collectivités". Et plusieurs réunions ont eu lieu ces derniers jours, dont une en sa présence. Une expérimentation dans la métropole lilloise - sous-tendue par un protocole scientifique - est à l'étude, comme l'a révélé La Voix du Nord.

Les réticences de la Haute Autorité de Santé en partie levées

Comment expliquer cette ­inflexion? Une vingtaine de scientifiques pourraient l'avoir inspirée. Emmenés par Philippe Froguel, professeur d'université à Lille ; Catherine Hill, épidémiologiste, et Marie-Claude Potier, directrice de recherche au CNRS, tous ont défendu l'intérêt d'une opération géante de tests dans un temps ramassée auprès ­d'Emmanuel ­Macron. Leur projet a été transmis à l'Élysée par l'écrivain Jacques ­Attali, conquis par cette idée iconoclaste. "Nous nous appuyons sur une analyse solide de la littérature scientifique. Tout est prêt ; un laboratoire est disposé à le faire, à l'aide de tests salivaires, plus simples que les prélèvements nasopharyngés, et d'analyses groupées", explique Marie-Claude Potier.

 

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