Dépistages : les femmes défavorisées ?

En cas d’infarctus du myocarde, les femmes peuvent présenter des signes d’alerte moins classiques que ceux attendus. Au lieu de douleurs dans la poitrine (s’étendant dans le bras gauche et la mâchoire), certaines expriment une sensation d’oppression dans le thorax, des difficultés à respirer, voire des troubles digestifs, ce qui rendrait la reconnaissance de l’accident cardiaque plus ardue. Un marqueur biologique, la troponine, est aussi présent en moins forte concentration dans notre sang, ce qui complique le dépistage. La neurobiologiste Catherine Vidal, auteure du rapport Prendre en compte le sexe et le genre pour mieux soigner : un enjeu de santé publique (remis au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes en 2020), relativise cependant cet aspect : "ces symptômes atypiques ne concernent pas la majorité des femmes, et les médecins sont aussi beaucoup mieux formés et informés à ce sujet aujourd’hui".

Dans les troubles du spectre autistique (TSA), il y a un net retard au diagnostic chez les petites filles. "Cela est dû à des stéréotypes liés au comportement" explique Catherine Vidal. "Le retrait sur soi, le manque d’interactions avec les autres est considéré comme de la timidité pour les petites filles, alors qu’il alertera plus fréquemment quand il s’agit des petits garçons, dont on attend qu’ils soient plus expansifs et dynamiques." Les filles vont aussi davantage développer des stratégies de compensation sociale, faire des efforts pour adapter leur comportement (...)

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