Dépression périnatale : les symptômes qui doivent pousser à consulter

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Largement sous-estimée, la dépression périnatale constitue pourtant une complication obstétricale fréquente, qui concerne près de 1 femme sur 8. Elle apparaît durant une période bien spécifique dans la vie d’une femme, à savoir au cours de la grossesse ou durant la phase néonatale qui suit l’accouchement. Elle concerne aussi les pères, et peut avoir de lourdes conséquences (épuisement, chronicité, séparation parentale, perturbation du développement de l’enfant, etc.) si elle n’est pas détectée. Pour offrir aux parents une prise en charge adéquate, la prévention et l’identification des symptômes typiques constituent deux leviers essentiels.

La dépression périnatale concerne environ 1 femme sur 8, et quasiment autant d’hommes. Il s’agit d’une dépression qui ressemble à une dépression classique, mais qui implique en plus des difficultés spécifiquement liées à la parentalité. La dépression périnatale peut apparaître :

Souvent confondue avec le baby-blues (phénomène physiologique qui concerne la majorité des jeunes mères), la dépression périnatale est un trouble distinct et bien plus lourd de conséquences. Ses critères diagnostiques sont identiques à ceux des autres épisodes dépressifs, et sa prise en charge est essentielle. Imprévisible, la dépression périnatale peut avoir de multiples causes : épuisement physique, difficultés à allaiter, complications du post-partum, antécédents de troubles de santé mentale, manque de soutien, traumatismes dans l’enfance, faible estime de soi, etc. (...)

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