Déprime climatique et éco-anxiété : la "solastalgie" serait-elle le mal du siècle ?

Jackson David

Théorisée dans les années 2000 par Glenn Albrecht, philosophe australien de l’environnement, la solastalgie s’apparente à un choc émotionnel, un sentiment d’angoisse et de détresse face aux dérèglements climatiques et catastrophes naturelles dont nous sommes témoins.

Des hectares de forêts partis en fumée, des orages apocalyptiques en plein été, des tempêtes ou encore des rivières asséchées par la canicule : selon Le Dauphiné Libéré, les catastrophes naturelles ont coûté 70 milliards d’euros dans le monde depuis le début de l’année 2022. Face aux conséquences du changement climatique, une nouvelle forme d’éco-anxiété se fait ressentir. Théorisée en 2003 par le philosophe environnemental australien Glenn Albrecht, la solastalgie est un mot composé de solace (réconfort) et du suffixe grec algia (douleur). Il s’agit d’un “sentiment de désolation causé par la dévastation de son habitat et de son territoire” ainsi que du “mal du pays que vous éprouvez alors que vous êtes toujours chez vous”. En somme, une sorte de déprime climatique, induite par la souffrance ressentie face aux paysages détruits par le réchauffement climatique car, selon lui, la santé humaine serait liée à celle de son environnement.

Que ce soit suite à une catastrophe naturelle ou simplement après avoir vu un paysage cher à notre cœur transformé voire dévasté par l’homme, la solastalgie peut toucher tout le monde, quel que soit son intérêt pour les questions environnementales. Selon Alice Desbiolles, autrice de L’éco-anxiété : Vivre sereinement dans un monde abîmé (Fayard), interrogée par le Huffington Post : "C’est tout un cheminement lié à des informations scientifiques, d’actualités que l’on va observer mais aussi à des évènements que l’on va traverser comme des canicules exceptionnelles (...)

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