Désinfection des masques : attention à cette astuce dangereuse qui fait le tour des réseaux sociaux

"Désinfection rapide et efficace des masques", c’est ainsi que s’intitule un post publié le 29 avril sur Facebook. Cette publication, partagée 3200 fois, explique comment stériliser son masque grâce à une astuce soi-disant simple. "Mon mari est Professeur des Universités en Microbiogie et a travaillé, entre autres, sur les procédés et paramètres de destruction des microorganismes (bactéries, virus...). Pour décontaminer votre masque QUEL QU'IL SOIT (masque jetable type chirurgical à plis, FFP2 bec de canard ou bricolage, tissu) il suffit de mettre un verre d'eau dans une casserole large (20 cm de diamètre), de porter l'eau à ébullition (c'est très rapide), de mettre le masque tenu par une fourchette, une baguette en bois... au ras de la casserole dans le nuage de vapeur pendant 15 secondes minimum. Cela permet de réutiliser le masque rapidement après séchage", détaille l’auteure dans la légende de la publication.

Quant à la désinfection des masques en tissu, l’auteure indique que c’est "un protocole nettement plus rationnel et pragmatique (rapidité, consommation d'eau et d'énergie) qu'un lavage à 60 ° pendant 30 minutes en machine, pour obtenir la même efficacité de destruction. C'est moins contraignant, moins destructeur pour le masque (et au moins 500 fois plus économique en eau et énergie). La vapeur à 100° dénature, détruit le virus".

Les masques chirurgicaux et FFP2 ne sont ni réutilisables et ni lavables

"Un masque chirurgical est conçu pour un usage unique. Il doit être changé dès qu’il devient humide et au moins toutes les 4 heures. Un masque FFP retiré ne doit pas être réutilisé. La durée de port doit être conforme à la notice d’utilisation. Dans tous les cas, elle sera inférieure à 8 heures sur une seule journée", précise l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) sur son site. Ces deux types de masques ne réunissent donc pas les conditions pour être lavés ou réutilisés.

D’après un avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) publié le 29 avril,

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