Damien Bonnard, l’intranquille

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Fraîchement débarqué de Madrid où il tourne dans le nouveau film de Wes Anderson, Damien Bonnard nous accorde un « entretien-sandwich », dit-il dans un grand éclat de rire. 

Révélé par « Rester vertical » d’Alain Guiraudie (2016), avant le triomphe des « Misérables » de Ladj Ly (nomination meilleur acteur césar 2020), l’acteur de 43 ans est absorbé dans une spirale de travail. Et il aime ça. Comme si, après avoir mis longtemps à trouver sa voie (il a été l’assistant de la peintre belge minimaliste Marthe Wéry, coursier, colleur d’affiches, il a travaillé au CNRS…), il dévorait avec gourmandise chaque instant de sa nouvelle vie. Vocation tardive ? Il s’est vu interdire les portes du concours d’entrée au Conservatoire – la limite d’âge est fixée à 25 ans, il en avait 33 –, mais il remercie ses années comme simple figurant de l’avoir endurci. Il n’oubliera jamais avoir troqué une semaine entière de figuration dans « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb contre un petit rôle avec une ligne de texte à dire !

Un acteur engagé

À Cannes, cette année, on l’a encore un peu plus découvert dans « Les Intranquilles » du Belge Joachim Lafosse, un très beau film dans lequel il interprète un bipolaire, au côté de Leïla Bekhti. « Ce n’est pas uniquement la maladie qui m’intéressait mais l’amour du couple. Leur histoire survivra-telle ? » Pour préparer le tournage, Damien Bonnard s’est rendu à Sainte-Anne, où il s’est entretenu avec un médecin spécialiste des maniaco-dépressifs qui l’a aidé à être au plus près de la maladie et des effets des médicaments. « Joachim Lafosse...

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