"Danse avec les stars" 2019 : une chorégraphie dans un décor d'hôpital psychiatrique fait polémique

La chorégraphie réalisée par Sami El Gueddari et Fauve Hautot sur le plateau de Danse avec les stars le 2 novembre fait polémique. Une association de défense des personnes handicapées psychiques dénonce une "stigmatisation".

À l'occasion du prime Danse avec les stars spécial Halloween le 2 novembre dernier, Fauve Hautot et Sami El Gueddari ont réalisé un tango sur le morceau Toxic du groupe de compositeurs 2WEI. Murs blancs capitonnés, camisoles de force, vêtements déchirés... Les deux danseurs évoluaient sur le paquet de Danse avec les stars dans un décor d'hôpital psychiatrique. Si la prestation a fait l'unanimité dans le jury de l'émission, certains n'ont pas apprécié la mise en scène. Vendredi 15 novembre, l'Union nationale de familles et amis de personnes malade et/ou handicapées psychiques (Unafam) a diffusé une lettre ouverte à Gilles Pelisson, le PDG de TF1, en mettant en copie le président Emmanuel Macron, la ministre de la Santé Agnès Buzyn ou encore Roch-Olivier Maistre, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

L'Unafam dénonce "une mise en scène extrêmement stigmatisante pour les personnes vivant avec des troubles psychiques", ainsi qu'"une esthétique certes prisée des cinéphiles mais ô combien éloignée de la psychiatrie d’aujourd’hui, et heureusement". "Avant la performance, un mini-reportage sur l’entraînement est diffusé. Dans ce passage, la danseuse demande à son partenaire : "Je veux te voir les yeux injectés de folie, je veux te voir faire peur". Une 'folie' meurtrière, est-on en droit de penser. Comme si la folie était nécessairement violente, comme si la maladie psychique était un épouvantail d’Halloween !"

"Cette séquence est malheureusement représentative de clichés qui perdurent et stigmatisent gravement les personnes vivant avec des troubles psychiques, comme tout le secteur de la psychiatrie. Ces personnes se battent avec leurs troubles pour mener une vie digne : ne leur imposons pas une double peine en les enfermant dans cette vision caricaturale et forcément dramatique de leur maladie".

L'association demande au PDG de TF1 d'"être vigilant à l'avenir sur l'image que TF1 véhicule...

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