La danse-thérapie, au service du corps et de l’esprit

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Cette pratique qui s’inspire du principe des rituels de guérison des anciens chamans n’est pas un cours de danse. On bouge, mais à son rythme et selon les impulsions que nos bras et nos jambes nous suggèrent, sans mouvement ni chorégraphie imposés. C’est toute la beauté de cette expression qui vient du plus profond de nous. Le seul prérequis de la discipline réside dans l’envie de se mouvoir et d’agir sur soi pour se sentir mieux. « Contrairement à la danse pure, nos ateliers doivent avoir une réelle action thérapeutique, souligne Christiane de Rougemont, danse-thérapeute. En plus de prendre du plaisir, quelque chose doit se passer et amener à une libération ou à une restructuration psychologique en profondeur. »

Chaque spécialiste a sa méthode. Les mouvements sont plus ou moins improvisés. « On intervient suivant ce qui se passe, mais il s’agit de propositions, pas de corrections », dit Christiane de Rougemont. Chacun marche, saute, virevolte, chante à sa guise. « L’expression primitive, par exemple, consiste à retrouver des gestes simples, primaires », indique le Dr Benoît Lesage. Avec le temps, la créativité se développe. On s’étonne parfois soi-même. En musique ou en silence, en intérieur ou dans la nature, la danse-thérapie existe en sessions individuelles mais les spécialistes insistent sur l’importance du groupe. L’homme est un animal social et les pratiques des autres peuvent résonner avec les nôtres. « Le lien est un élément fort », affirme le Dr Lesage. On rejoue schématiquement ce qui arrive dans la vie, comme le fait de s’intégrer dans des groupes.

La danse-thérapie, libératrice, offre plus qu’un bien-être immédiat. Avec elle, on exprime par le geste ce qui passe difficilement par la parole : manque de confiance en soi, anxiété, dépression... « La dynamique du corps permet de formaliser et d’exprimer beaucoup de choses, de les ressentir et de les donner à voir », explique le médecin. Des études ont montré le bénéfice de cette activité chez les personnes (...)

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