Dernier espoir d’une mère française : une grève de la faim pour faire rapatrier sa fille de Syrie

Jade Vigreux
·2 min de lecture

Alors que la fille de Pascale Descamps est enfermée dans un camp du Nord Est de la Syrie et atteinte d’un cancer du côlon, les autorités juridiques françaises ignorent les plaintes de la mère. Cette dernière a alors choisi une solution radicale pour rehausser sa détresse : une grève de la faim.

Acharnement et démarches démultipliées n’auront pas suffi. Après avoir alerté le Quai d’Orsay, le ministère de la Justice et l’Élysée, Pascale Descamps vient d’entamer une grève de la faim pour inciter les autorités à rapatrier sa fille détenue en Syrie. Cette dernière, âgée de 32 ans et atteinte d’un cancer du côlon, envoie depuis novembre dernier des messages de détresse depuis son lieu de détention. Son état ne cesserait de se dégrader. Face à l’inaction des pouvoirs publics, la mère Pas-de-Calaisiennes a fait le choix radical de mettre en danger sa propre santé dans l’espoir d’obtenir le retour de sa fille.

Un itinéraire houleux 

Tout a débuté en 2015. La fille de Pascale Descamps, récemment convertie à l’islam, décide de suivre son mari djihadiste en Syrie et de rejoindre l’État Islamique. Ses trois enfants – de 2 ans et demi à 11 ans – font également partie du voyage. Quelques mois plus tard, son compagnon est tué, contraignant alors la jeune mère à se remarier dans l’immédiat. Un quatrième enfant naît de cette nouvelle union. En mars 2019, elle se trouvait à Baghouz, en Syrie, au moment où Daech perdait son dernier bastion. Les Forces démocratiques syriennes annoncent une « élimination totale » du territoire du califat. C’est d’ailleurs auprès de cette alliance de combattants kurde que la fille de Pascale Descamps se rend, cette même année. Elle y reste détenue aujourd’hui avec ses...

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