Deux mois après les émeutes, de nombreux commerces peinent à rouvrir

Les émeutes qui ont eu lieu partout en France, à la suite de la mort de Nahel (Nanterre), ont coûté et coûtent encore très cher aux commerçants, relate Le Parisien. Vitrines détruites, marchandise volée, locaux saccagés… certains commerçants ont toujours du mal à s'en remettre. C'est le cas des buralistes, profession parmi les plus touchées (545 commerces selon la Confédération des buralistes), où la plupart ont repris le travail, mais il "reste entre 70 et 80 toujours empêchés de travailler", détaille le président de la Confédération, Philippe Coy. La marchandise, facilement revendable au marché noir, a attiré les pilleurs et fait perdre au secteur "entre 24 et 30 millions d’euros", explique-t-il au Parisien.

Aujourd'hui, certains ont des difficultés à rouvrir à cause du manque de main-d'œuvre estivale pour faire les travaux, et aussi à cause des délais d'attente imposés par les assurances. Chez un opticien marseillais, qui a vu son magasin pillé, où "tout a été piétiné", les dégâts étaient considérables. Lui n'a toujours pas rouvert : "Je ne sais pas quand je vais pouvoir rouvrir, je suis soumis aux assurances. Je suis indépendant et je n’ai pas la trésorerie pour mettre 150.000 euros de travaux et 100.000 euros de stock sur la table", constate-t-il, amer, aujourd'hui. Il a bien eu quelques aides de la ville et de la chambre de commerce (avant une de l'Urssaf), mais cela ne couvrira pas tout.

D'autres ont pu rouvrir, mais à quel prix ? À Saint-Nazaire, une boutique spécialisée (...)

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