Devant le Sénat, Valérie Bacot raconte « le syndrome de la femme battue »

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Un témoignage fort sur l’emprise dont souffrent les femmes victimes de violences conjugales.  

« Je faisais attention à m’autoprogrammer comme lui voulait, pour ne pas qu’il me maltraite et qu’il s’en prenne aux enfants. » Jeudi, devant la délégation aux Droits des femmes du Sénat, Valérie Bacot a livré un puissant témoignage sur les violences conjugales qu’elle a subies. En 2016, elle tue son bourreau d’une balle dans la nuque après des années de maltraitance. Elle est condamnée en juin à quatre de prison, dont trois avec sursis, mais sort libre de son procès – sa détention provisoire couvrant sa peine.  

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Souvent, on lui demande pourquoi elle n’est pas partie. Pourquoi elle n’a pas fui la personne qui faisait de sa vie un cauchemar : son beau-père, devenu plus tard son mari. Pour Valérie Bacot, la réponse est simple : elle était sous emprise. « Il m’est arrivé d’entendre des gens dire : “Si elle y retourne, c’est qu’elle aime ça.” C’est très compliqué à encaisser, cette mentalité. J’espère pouvoir faire changer tout ça et faire entendre raison sur ces syndromes qui existent réellement. » 

« Intérieurement, je vis dans le passé » 

La jeune femme a mis des années à se rendre compte de ce qu’elle vivait. « Ce qui est le plus dur est de vivre avec. […] A cette époque-là, je ne comprenais pas que j’étais sous emprise. J’avais plus la sensation que je devais faire ce qu’il disait,...

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