Un diadème royal chez Sotheby’s

Par Hervé Dewintre
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Ce bijou est attribué à Musy Padre e Figli, joaillier basé à Turin et l’un des plus anciens orfèvres d’Europe. 
Ce bijou est attribué à Musy Padre e Figli, joaillier basé à Turin et l’un des plus anciens orfèvres d’Europe.

Benoit Repellin, directeur de la vente de haute joaillerie de Sotheby's Genève, ne cache pas son enthousiasme. La mise en vente, le 11 mai prochain, d'un diadème ayant appartenu à deux collections royales européennes, celles d'Italie et d'Espagne, intervient à un moment opportun puisque la demande mondiale pour les bijoux royaux est plus forte que jamais : « Les diadèmes ont toujours fait partie des plus grandes collections de bijoux et, au cours de la décennie passée, leur popularité a atteint des niveaux sans précédent. Ils sont désormais convoités à travers le monde, pour la qualité de leur réalisation, la richesse de leurs matériaux mais aussi pour leur charge historique et affective. »

Depuis 2011, ces pièces historiques ont effectivement atteint des prix records aux enchères. L'année dernière, 96 % des diadèmes mis en vente ont trouvé preneurs et 83 % d'entre eux ont atteint des prix supérieurs à leur estimation haute. Cet intérêt s'est particulièrement développé en Asie où les collectionneurs, galvanisés par le retour en vogue des serre-tête et l'engouement suscité par les récents mariages royaux, sont souvent jeunes.

Ce diadème, composé de 11 perles naturelles, a été porté en collier par la princesse Marie-Gabrielle de Savoie.

© DREstimé entre 1 et 1,5 million de dollars, ce joyau qui concilie deux symboles ancestraux de puissance et de statut social (une couronne constituée de onze perles naturelles entourées de motifs en spirale en diamants) a [...] Lire la suite