Un diamant gros comme le Ritz

Le 21 janvier, à Paris, la maison Louis Vuitton présentera un stupéfiant diamant brut de 1 757,65 carats ! Après le Cullinan, découvert en 1905, cette pierre hydrocéphale est la plus importante au monde.

C'était le secret le mieux gardé du Botswana. En avril 2019, la prodigue mine de Karowe aurait, dit-on, accouché d’une merveille. Hélas ! nul ne l’aurait vue. Lucara Diamond, le minier exploitant l’endroit, allait sans doute la dévoiler comme il le fit en 2015 avec le Lesedi La Rona, une gemme extraite du même sol, pesant 1 109 carats et vendue, deux ans plus tard, 53 millions de dollars au joaillier anglais Graff. Les mois passèrent, diamantaires et joailliers ne virent rien venir. Et puis, deux jours avant Noël, Louis Vuitton, « jeune premier » dans la joaillerie – contrairement aux acteurs historiques, le malletier n’est présent dans ce secteur que depuis 2001 – proposa de nous montrer un caillou qui allait faire crac-boum-hue… Soit un animal de carbone, âgé de plusieurs millions d’années et doté d’un corps intrinsèquement spectaculaire de 1 757,65 carats. Autre particularité de cette gemme brute : la nature l’a entièrement recouverte d’une fine couche noire de carbone, empêchant de voir ce qu’elle recèle à l’intérieur. Les diamantaires qualifient ce type de pierre de « diamant de spéculation », car l’acheteur « spécule » sur la qualité et la pureté du joyau, qu’il ne connaîtra qu’après avoir ôté la pellicule sombre.

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Le « phénomène » n’avait été montré à personne sauf à Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, auquel appartient Louis Vuitton. Et le numéro un mondial du luxe, d’ordinaire peu disert, aurait affirmé : « Comment faites-vous pour me trouver des choses aussi incroyables ? » Rendez-vous fut donc pris dans l’atelier de joaillerie de Louis Vuitton, place Vendôme, pour découvrir ce diamant placé sous le signe de l’hyperbole.

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