Oui, dire "vagin", "pénis" ou "vulve" à son enfant, c'est important

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Question d'éducation sexuelle, mais surtout d'éducation tout court : les mots importent, et on ne le dit jamais assez. En ce sens, nommer correctement les appareils génitaux compte. Oui oui, même si cela vous effraie de dire "vulve", "pénis" ou "vagin" à votre enfant.

Zizi, zézette, kiki, quéquette... Ils abondent, les noms à la fois rigolos et intensément ringards employés pour désigner l'anatomie intime des filles et des garçons. Ces mots sont volontiers brandis par et pour les enfants, rires à l'appui, comme s'il s'agissait d'appliquer à certains tabous une légère couche de dérision et de mignonnerie, histoire de mieux faire passer la pilule. Rien de grave là-dedans ? Peut-être.

Et pourtant, dire (correctement) les choses compte. Vraiment. C'est ce sur quoi insistent de plus en plus de voix expertes aujourd'hui. Parents et spécialistes comprennent que la désignation correcte des appareils génitaux participe à la bonne éducation des enfants, leur rapport direct au monde et aux autres, mais aussi la relation qu'ils nourrissent envers leur propre corps. Autant de vertus psychologiques loin d'être anodines, n'est-ce pas ?

Si l'on dit nez, jambes ou genoux, pourquoi ne dit-on pas "vagin", "pénis", "vulve" ? La question mérite d'être posée. Et les réponses offrent autant de pistes pédagogiques enrichissantes. Petit passage en revue.

Dire les choses, mais pourquoi ?

Oui, le vocabulaire compte, surtout dans cette période d'initiation et de construction par excellence qu'est l'enfance. On pourrait croire que les expressions utilisées pour rendre les termes anatomiques plus familiers permettent une approche beaucoup plus décomplexée de l'intimité. Mais en vérité, pas vraiment. Au contraire, ce rapport singulier aux mots peut engendrer tout un lot de non-dits, de tabous, d'appréhensions diverses.

C'est d'ailleurs ce sur quoi insiste la psychothérapeute Karla Helbert auprès de Today Moms : "Parfois, lorsque les gens donnent tous ces noms aux organes génitaux, cela induit un sentiment de honte, l'idée selon laquelle il ne faudrait pas nommer", raconte l'experte. Karla Helbert est mère d'une petite fille de cinq ans qui emploie sans détour les mots "vagin" et "vulve". Une évidence...

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