“La Disparition du paysage”, le beau cadeau de Jean-Philippe Toussaint à Denis Podalydès

Fabienne Arvers
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Saisissante s’avère l’étrange corrélation entre la trame du récit de Jean-Philippe Toussaint dans La Disparition du paysage et la situation sanitaire qui nous fait découvrir la mise en scène d’Aurélien Bory dans un Théâtre des Bouffes du Nord vidé de son public, devant une poignée de professionnel·les. Avons-nous un point de vue clair sur l’avenir proche et pouvons-nous imaginer un après à cet engluement dans un présent confiné qui dure depuis un an ? Nullement.

Or, c’est justement sur cette impossibilité à percer le brouillard de sa conscience et celui qui opacifie la plage d’Ostende qu’il regarde depuis sa chambre, solitaire et arrimé à sa chaise roulante depuis “l’accident”, que porte le monologue intérieur de cet homme. A-t-il été victime d’un attentat ? Est-il amnésique, prisonnier d’un présent étale qui ne lui laisse d’autre occupation que d’“éprouver la monotonie des heures” ? Pourtant, le temps passe bel et bien.

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