Disparues de Pontcharra : la justice décide de ne pas prescrire le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a décidé mardi de ne pas prescrire le meurtre en 1986 de Marie-Thérèse Bonfanti à Pontcharra (Isère), un des « cold case » de la région, a annoncé l’avocat de la famille de la disparue.

Ce dossier a connu un rebondissement l’an passé avec l’interpellation en mai d’un suspect, puis sa mise en examen et son placement en détention provisoire. Selon le conseil, le délai de prescription était de dix ans dans cette affaire.

« C’est une grande victoire et une décision qui fait honneur à la justice. Les magistrats ont estimé que le point de départ de la prescription devait courir à compter du jour où le suspect dans le dossier a avoué » le meurtre, s’est félicité Me Bernard Boulloud.

« Aujourd’hui, le dossier est renvoyé chez le juge d’instruction. S’il n’y a pas appel, de pourvoi devant la cour de cassation, l’instruction va se poursuivre et il y aura procès », a-t-il ajouté.

Âgée de 25 ans, Marie-Thérèse Bonfanti, mère de deux enfants, avait disparu le 22 mai 1986 alors qu’elle distribuait des journaux à Pontcharra. Un voisin avait été soupçonné puis relâché et l’enquête s’était soldée par un non-lieu en novembre 1987.

Ce dernier, alors âgé de 56 ans, avait été de nouveau interpellé en mai dernier et placé en garde à vue. Devant ses contradictions, il avait fini par reconnaître avoir tué Marie-Thérèse Bonfanti et avait indiqué où trouver la dépouille de la victime.

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