Documentaire : voyage au pays de ceux qui croient en la fin du monde

Manou Farine

Tout ça va mal finir.Survivalistes, collapsologues et effondristes en sont sûrs. Il s'agira donc d'être prêts. Le journaliste Alfred de Montesquiou ( Prix Albert-Londres) et l'écrivain Julien Blanc-Gras réunissent paranos, rêveurs, scientifiques et activistes dans un docu bien secoué. La nouveauté ? De l'extrême droite à la gauche alter, les thèses apocalyptiques infusent désormais l'ensemble du spectre politique. Versant flippant : le condo grand capital + fin du monde de Larry Hall, promoteur de bunkers 5 étoiles au Kansas ou encore le barda tente + hache + couteau à portée de main d'un pompier new-yorkais, au cas où « ça chierait dans le ventilo ». Sans compter les stages de bushcraft, #PassionKohLanta.
La caméra se balade aussi du côté de stages collapso dans les Cévennes, ambiance changement de vie, décroissance, gestes ancestraux et spiritualité écolo. De quoi sourire ? Pas seulement. Comment se préparer à la rupture ? Comment faire face à une crise majeure (tiens tiens…) ? Que faire de toute cette anxiété ? Tandis qu'institutions et politiques échouent dans leurs objectifs environnementaux, le film, comme progressivement convaincu, embrasse la génération climat. Cette jeunesse qui alerte, éduque, désobéit et change d'imaginaire. Moins fin du monde que faim d'un autre monde. Moins repli individualiste que résilience communautaire. Comme dit Boris Aubligine entre deux cours de permaculture dans les Cévennes : « On aura au...

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