Doit-on rester en jogging pendant la période de confinement ?

Matthieu Bobard Deliere

Confinement, jour 3. Le temps paraît très long. On n’a jamais eu autant envie de sortir que depuis qu’on nous l’a déconseillé. Seul point positif : on reste tranquillement chez soi et on relâche la pression. Pour autant, doit-on vraiment arrêter de s’habiller ?

Jeudi dernier, panique à la rédaction. Les chiffres les plus affolants sur le Coronavirus tombent les uns après les autres en même temps que les notifications push alarmistes des chaînes d’infos. Emmanuel Macron doit s’exprimer le soir même. Un peu dans le flou et surtout sans se faire la bise, nous nous disons au revoir car une chose est sûre : nous serons en télétravail dès le lendemain. Naïvement, je me dis que ça ne va pas être si terrible que ça, que de rester chiller chez soi c’est même plutôt cool. Et pouvoir dormir 1h30 de plus sans affronter l’enfer du changement de métro à Saint-Lazare, ça n’a pas de prix. Trois jours plus tard, je regrette déjà l'odeur nauséabonde des couloirs.

Dès vendredi, je m’affale donc sur mon lit armé de mon ordinateur pour écrire mes articles. Une douche rapide, pas de routine matinale, évidemment aucun maquillage et une absence totale de style : ma détresse s’installe. Je remercie tous les saints que Cristina Cordula ne me voit pas à cet instant. Mais après tout, est-ce que l’on n’aurait pas le droit de rester dans le plus confortable des apparats pendant cette période indéterminée de confinement ? J’ai nommé le jogging, l’allié le plus fidèle de nos déprimes hivernales, de nos chagrins amoureux et de nos gueules de bois diaboliques.

J’ai tranché : on a le droit. Ne plus être contraint de porter ces chaussures en cuir, qui ne se sont jamais assouplies depuis leur achat, ou ce...

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