Dominique Bona : « Etre biographe, c’est écrire le vivant »

Anne Michelet
·1 min de lecture

L’académicienne excelle dans les biographies, comme le prouve « Divine Jacqueline »*, consacrée à Jacqueline de Ribes, une comtesse devenue une icône. Passionnée, Dominique Bona nous raconte ses recherches.

Comment naît l’envie d’écrire une biographie ?
Dominique Bona -
A la suite d’une rencontre ou au détour d’une image, comme celle qui a suscité ce livre. Un soir, dans la nuit new-yorkaise, j’ai vu apparaître, sur l’Empire State Building, le visage si beau et épuré de Jacqueline de Ribes, immortalisé par Richard Avedon. La seule Française d’un défilé de photos de stars américaines. Je savais qu’une exposition lui avait été consacrée au Metropolitan Museum of Art et j’ai pensé qu’il y avait là un destin français hors normes. Jacqueline de Ribes, c’est une part de glamour associée à une énigme. Je ne pouvais pas m’ennuyer en écrivant sur elle.

Après Berthe Morisot, Colette, Clara Malraux, Romain Gary, Stefan Zweig, c’est la première fois que vous écrivez sur une personne vivante…
Dominique Bona - En effet, et sur une femme qui n’est pas strictement une artiste. Elle n’a pas écrit, peint, sculpté, mais a fait de sa vie un art de vivre. Avec elle, l’art pénètre dans le quotidien et n’est pas réservé à des musées ou des bibliothèques.

Comment se sont passés vos entretiens ?
Dominique Bona - Elle souhaitait se confier à un écrivain et a joué le jeu en acceptant que je n’écrive pas ses mémoires. Je ne suis pas l’auteure qui reçoit le legs du récit, je pars à sa rencontre, avec la distance nécessaire au biographe pour écrire un portrait en liberté. Nous avons même passé un accord : elle...

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