Dopage: "Ni déni, ni généralisation", Oudéa-Castéra réagit aux propos polémiques de Tibo InShape

Dopage: "Ni déni, ni généralisation", Oudéa-Castéra réagit aux propos polémiques de Tibo InShape

Les mots du vidéaste Tibo InShape font parler jusque dans les plus hautes sphères de l'État. Lundi soir, le youtubeur aux plus de 10 milions d'abonnés sur la plate-forme réagissait au contrôle positif de Paul Pogba à la testostérone, estimant notamment que le dopage "fait partie intégrante du sport de haut niveau" et que "rares sont ceux qui ne sont pas dopés".

"Respectons nos clubs, centres de formation et fédérations sportives"

De nombreux acteurs du sport lui ont répondu, dénonçant des propos "honteux" à l'image du tennisman Corentin Moutet. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra a aussi évoqué ce sujet dans un long message posté sur Twitter. "Sur ce sujet majeur de santé publique et d'équité sportive, ni déni, ni généralisation, ni suspicion indue envers nos sportifs de haut niveau, réclame-t-elle. Mais de la vigilance, de la prévention et un suivi permanent".

"Oui, le dopage existe dans le haut niveau comme dans le monde amateur, reconnaît-elle. Mais respectons l'immense majorité des athlètes qui, à l'entraînement comme en compétition, respectent les règles et qui, à chaque instant, sont susceptibles d'être contrôlés. Respectons nos clubs, centres de formation et fédérations sportives qui forment et éduquent dès le plus jeune âge pour diffuser une véritable culture antidopage, même si des progrès sont encore nécessaires. Respectons nos institutions indépendantes qui réalisent de nombreux prélèvements et analyses pour garantir un sport propre".

"L'Agence française de lutte contre le dopage va réaliser cette année plus de 12.000 prélèvements"

Oudéa-Castéra donne ensuite des chiffres sur la lutte antidopage en France. "Ces contrôles, et les moyens qu’on y consacre, sont d’ailleurs en hausse continue: rien qu'au niveau national, l'Agence française de lutte contre le dopage va réaliser cette année plus de 12.000 prélèvements, contre moins de 8.000 il y a 5 ans, apprend-elle. Et nous avons encore récemment renforcé nos outils de lutte contre le dopage, en pleine collaboration avec l'Agence mondiale antidopage, pour que la France reste à l’avant-garde de ce combat, notamment dans le cadre de la loi relative aux Jeux olympiques et paralympiques du 19 mai 2023 qui nous permet de détecter et sanctionner les techniques de dopage les plus modernes".

Article original publié sur RMC Sport