#DoublePeine : des victimes d’agressions sexuelles dénoncent l’accueil dans les commissariats

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Sous ce hashtag, de nombreuses femmes pointent du doigts les difficultés qu’elles auraient rencontrées avec les forces de l’ordre au moment de déposer plainte pour des faits d’agressions sexuelles.  

Tout est parti d’un tweet. « Au Commissariat Central de @montpellier_, on demande aux victimes de viol si elles ont joui », a écrit mardi sur son compte Twitter Anna Toumazoff. Cette militante féministe a recueilli, pendant plusieurs jours, la parole de femmes victimes d’agressions sexuelles qui racontent avoir subi un mauvais accueil dans un commissariat de Montpellier. Elle a rassemblé tous ces témoignages dans un thread. « Au Commissariat Central de @montpellier_, on refuse de recevoir des victimes de viol en raison de leur tenue. On les recale, malgré leur visage tuméfié, en leur riant au nez. […] on explique texto aux victimes de viol que porter plainte n'a aucune espèce d'utilité », a-t-elle ainsi écrit.  

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Au Commissariat Central de @montpellier_, on demande aux victimes de viol si elles ont joui.

— Anna Toumazoff (@AnnaToumazoff) September 28, 2021

Relayé plus de 5 000 fois en deux jours, ce thread a interpellé de nombreuses internautes qui se sont reconnues dans ces témoignages. Le hashtag #DoublePeine est né, parce que « les victimes de violences sexuelles sont face à une #DoublePeine : être victime et être mal pris.e en charge par les forces de l’ordre », comme l’explique le collectif NousToutes. Elles tiennent également à rappeler un chiffre, issu d’une de leur enquête : 66% des victimes de viol ou tentative de viol font état d’une...

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