Drame de la rue d'Aubagne à Marseille : où en est-on un an après ?

Caroline6 Six

Le 5 novembre 2018, l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne a fait huit morts. Douze mois plus tard, les associations dénoncent l'inaction de la mairie. Etat des lieux.

 « Je suis un peu fébrile : je reviens de mon ancien appartement », dit en s'excusant Dominique Carpentier, retraité évacué de son immeuble de la rue des Feuillants, dans le quartier Noailles à Marseille, en janvier 2019. « Je suis censé le réintégrer... mais, dans le hall, des câbles entourés de chatterton pendent, sur lesquels on lit 'danger, sous tension'. Le sol est mou, une simple barre étaie le plafond. Très rassurant, avec la pluie, dit-il, ironique, malgré sa lassitude. Mairie et préfecture se renvoient la balle et rien n'avance. » Près d'un an après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne qui a fait huit morts le 5 novembre 2018, de nombreux Marseillais dénoncent toujours les lenteurs, voire l'incurie des pouvoirs publics face à la crise qui secoue la ville. « Le 5 novembre a déclenché un cataclysme social et politique dont les élus ne semblent pas avoir pris la mesure, affirme Fathi Bouaroua, coprésident d'Emmaüs Pointe Rouge, très impliqué dans les mouvements associatifs. Les réponses ne sont pas proportionnées. Peut-être parce que les élus sont directement impliqués, par leur incompétence, voire en tant que propriétaires de logements insalubres. »

« Un seul marchand de sommeil a été mis en examen, et pas un élu ! »

En un an, 3585 Marseillais ont été préventivement délogés de chez eux dans l'ensemble de la cité phocéenne. 1837 sont encore dans un hébergement provisoire, fourni par l'agence mandatée par...

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