Droit de retrait : une prof raconte le chaos dans son collège de Seine-Saint-Denis

Anaïs Guillon
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Confrontés à la multiplication des cas de contaminations au Covid-19 au sein de leur établissement scolaire, plusieurs enseignants ont cessé le travail. Pour ELLE, une professeure explique pourquoi elle exerce son droit de retrait. Un témoignage qui illustre l’urgence rencontrée sur le terrain.  

Maud est enseignante depuis six ans. Cette année, elle donne des cours de français à des élèves en quatrième et troisième au collège Elsa Triolet de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. Sur les quatre classes dont elle s’occupe, trois ont déjà dû fermer. « Je ne connais pas le nombre exact de mes élèves contaminés car c’est très compliqué d’avoir des informations précises », confie-t-elle. « Mes classes ont fermé la semaine dernière. À ce moment-là, il fallait trois cas positifs pour fermer une classe. Ça veut donc dire qu’ils sont au moins trois élèves à avoir été touchés. » Malgré la hausse des contaminations constatée au sein de son établissement, aucune mesure supplémentaire n'a été prise. « Le DASEN [Directeur académique des services de l'Éducation nationale, NDLR] préfère attendre les annonces de mercredi par Emmanuel Macron », expliquait mardi la professeure membre du syndicat SUD éducation. En attendant, la situation sur le terrain est plus que préoccupante. C’est pour cette raison qu’avec six collègues, elle exerce son droit de retrait pour la deuxième journée consécutive. « Nous étions treize lundi, mais depuis, certains sont devenus cas contact », précise-t-elle. 

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Sept classes fermées et de nombreux élèves cas contact 

« Le droit de retrait est une démarche...

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