Droits de l'enfant : la France a des progrès à faire selon l'Unicef

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Plus d’un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et plus de 42 000 sont sans domicile : l’Unicef épingle la France, qui doit encore réaliser des progrès pour garantir les droits des enfants, en particulier ceux les plus fragiles.

Les inégalités sociales et territoriales empêchent « un trop grand nombre d’enfants d’avoir accès à l’école, aux services de santé ou de protection », déplorait l’Unicef France dimanche, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant.

« Les enfants les plus vulnérables, qu’ils soient en situation de grande pauvreté, de handicap, victimes de violences, peinent à voir leurs droits les plus élémentaires garantis », ajoute l’organisme, qui prépare un rapport destiné aux experts du Comité des droits de l’enfant de l’ONU.

En outre, la France a recours à des pratiques contraires aux principes de la Convention internationale des droits de l’enfant, comme l’enfermement administratif des enfants lorsque les familles en situation irrégulière vont être expulsées, dénonce l’Unicef. Depuis 2012, au moins 33 786 enfants ont ainsi été placés en rétention, dont l’immense majorité à Mayotte et 1 460 en métropole.

« La situation est inquiétante, même si des progrès ont été réalisés. Les mineurs ne sont pas suffisamment protégés en France, ils ne peuvent pas suffisamment vivre leur vie d’enfant », a commenté Adeline Hazan, présidente de l’Unicef France. Elle juge dans une interview au « Journal du dimanche » (JDD) que l’enfermement d’enfants en centres de rétention pour étrangers doit être « interdit ».

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