Droits voisins, le bras de fer continue : Pourquoi Daniel Kretinsky ne signera pas l’accord avec Google ?

La Rédaction
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Depuis un an et le vote de la loi sur les droits voisins, les éditeurs de presse français se livrent à un bras de fer avec Google pour faire appliquer la loi. Malgré les injonctions de l’Autorité de la concurrence qui demande à Google de négocier, le géant américain tente de tourner la règle à son avantage en proposant des accords séparés aux différents éditeurs. Daniel Kretinsky, PDG et actionnaire principal de CMI France, refuse de signer un "accord injuste".

Le 24 octobre 2019, la France était le premier pays de l’UE à transposer dans son droit la directive européenne relative aux droits voisins. Cette directive impose aux grands agrégateurs d’informations - et en premier lieu Google via sa plateforme Google Actualités - à rémunérer justement les éditeurs de presse pour l’utilisation de leurs contenus. Tout part d’un constat assez simple : Google, mais aussi Facebook pour ne citer que les plus gros acteurs du marché, s’enrichissent en diffusant le contenu des éditeurs de presse. Par cette directive, l’Union Européenne souhaite donc rééquilibrer la balance en demandant à Google et consorts de redistribuer aux éditeurs une partie des gains générés par le fruit de leur travail.

Les droits voisins, qu’est-ce que c’est ?

Concrètement, le droit voisin est un système assez similaire au droit d’auteur sauf qu’il s’applique également "à des personnes physiques ou morales (entreprises, associations…) qui ont participé à la création d’une œuvre mais n’en sont pas les auteurs premiers" expliquent nos confrères du Monde. Ce droit est déjà appliqué dans l’industrie musicale par exemple puisque les interprètes, qui n’ont écrit ni la musique ni les paroles d’une chanson, touchent une participation pour leur contribution à l’œuvre. C’est ce même système de rétribution que la France tente d’imposer aux grands acteurs de l’industrie numérique.

"Comme pour les grandes...

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