Droits voisins : Daniel Kretinsky refuse de signer l’accord "injuste" proposé par Google

La rédaction
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Alors que l’Etat français enjoint Google à respecter la loi sur les droits voisins, le géant américain tente de tourner la loi à son avantage en négociant directement avec les éditeurs de presse français. Bien décidée à faire respecter l’Etat de droit, la presse française prépare sa contre-attaque.

Cela fait un an que les éditeurs français ont entamé un bras de fer avec Google dans le but de faire appliquer la loi relative aux droits voisins. Votée en France en octobre 2019 suite à une directive européenne, cette loi stipule que les agrégateurs de contenus quels qu’ils soient doivent reverser aux éditeurs une partie des revenus qu’ils génèrent grâce aux contenus produits par ces même éditeurs.

Pour le droit français, le constat est simple : Une station de radio doit payer des droits pour diffuser une chanson. Un journal doit payer des droits pour publier une photo. Alors pourquoi Google ne devrait rien payer pour diffuser un article ? « Les plateformes numériques donnent accès aux articles des journaux, mais cela leur attire du trafic, leur génère d’importants revenus publicitaires. Ils doivent donc, d’une part, se conformer à certains principes de responsabilité et, d’autre part, céder une partie de ces revenus à ceux grâce auxquels ils les ont, c’est-à-dire les journalistes et les éditeurs " explique Daniel Kretinsky, PDG et actionnaire de CMI France (auquel appartient Version Femina).

"Un accord injuste"

De son côté Google argue qu’en échange de l’exploitation de ces contenus, il offre une très grande visibilité aux éditeurs et qu’ils génèrent donc des revenus indirectement. Plutôt que de respecter la loi à la lettre, Google a donc tenté de contourner la loi en négociant directement avec...

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