D'une prison ou d'un hôtel, d'où vient l'expression "on n'est pas sortis de l'auberge" ?

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Stéphane Bern propose chaque jour, dans Historiquement vôtre avec Matthieu Noël, de partir à la découverte de ces expressions que l'on utilise au quotidien sans forcément connaître leur origine. Mercredi, l'animateur nous explique celles, à la fois carcérale et judiciaire, d'"on n'est pas sortis de l'auberge".

"On n'est pas sorti de l’auberge" a deux origines différentes. La première vient de l'argot du 19ème siècle. L'auberge désigne alors la prison et, quand on a de graves ennuis judiciaires, on n'est effectivement pas sortis de l’auberge. La deuxième origine remonte à une affaire criminelle dont vous pouvez d'ailleurs retrouver le récit détaillé dans un podcast raconté par l'ami Christophe Hondelatte sur Europe1.fr.

>> Retrouvez les émissions de Matthieu Noël et Stéphane Bern en replay et en podcast ici

L'auberge dont on ne sortait pas vivant

Nous sommes le 2 octobre 1833 et 30.000 personnes se pressent à Privas, en Ardèche. Deux hommes et une femme vont avoir le cou tranché en public. Le roi Louis-Philippe 1er ne les a pas graciés et la guillotine est installée dans la cour de leur propre auberge.

Le propriétaire, sa femme et le domestique ont été déclarés coupables d'un meurtre. La justice n’a pu prouver qu’un homicide, mais c’est plus de 50 personnes qui auraient été trucidées par le trio diabolique. Le mode opératoire est toujours le même : des touristes loin de leur domicile sont surpris dans leur sommeil. Et, petit détail sordide, les murs des chambres sont pein...


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