#ELLEfoodspot : la magie du restaurant Mun

Décor onirique, assiettes pointues, le Mun à Paris nous a accueilli pour le meilleur et… le meilleur ! Dimanche 13h, avenue des Champs-Elysées, 7e étage, temps gris. Si l’ambition était de tester la fabuleuse terrasse arborée du restaurant avec une vue s’étendant de l’arc de triomphe en passant par la Tour Eiffel jusqu’au Grand Palais, la météo changeante aura raison de notre motivation et ce sera le décor intérieur qu’il nous sera proposé d’observer. Et le restaurant de Laurent de Gourcuff et du groupe Paris Society (Coco, Girafe, Monsieur Bleu, et bien d’autres) ne déroge pas aux codes qui font de ces adresses des lieux dont on se souvient pour toujours à savoir une localisation parfaite, une identité marquée, et un décor jusqu’au-boutiste ! Ici, la déco est reine, et rien n’est laissé au hasard. Dans son écrin foncé, le Mun se révèle après une ascension express. Avec ses panneaux de bois, ses fauteuils joufflus en velours couleur or, sa coupole lattée, ses tissus richement arborés, ses décors de pagode, et ses nombreux luminaires, on est dans l’onirisme et une Asie fanstamée qui a fait couler tellement d’encre dans les hauts salons parisiens d’antan. Un pari ambitieux pour les architectes Eve Von Romberg et Charlotte Besson‑Oberlin qui ont réussi à créer un décor entre « Chine et songe », opulent sans être étouffant, riche mais harmonieux, chargé et aéré en même temps. Le talent, d'accord, le travail, sûrement !Le menu harmonieux du Mun Tout ça, c’est bien beau – et même très beau – mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : l’assiette. Par où commencer tant les saveurs sont étudiées, les dressages millimétrés, et l’exécution parfaite ? Commençons par le menu, c’est bien là le plus simple. Entrée en matière avec les cocktails. On commence avec le mousseux Nozomi à base de rhum, saké, timut, basilic et litchi, dont la surprenante note poivrée donne du relief à l’ensemble. Suivi du Mana – coup de cœur - à base de gin, St-Germain, rose, litchi, et Prosecco, floral et rafraîchissant. Pour accompagner les boissons, deux entrées auront notre préférence. Les huîtres Sakura magnifiquement relevées de vinaigre de sakura, grenade, et pamplemousse. C’est fin, frais, et délicat, le rêve ! S’ensuit une galette de thon ultra-fine et croustillante surmontée de tarama truffé, et œufs de tobiko craquants. Difficile ensuite de faire son choix parmi les innombrables assiettes proposées entre sashimi, onigiri, california, carpaccio, tataki, tartare, dim sum, ou encore yakitori. On commence par les dim sum de canard laqué, et crevettes, parfaitement relevés avec leur sauce pimentée. Suivi du carpaccio de poulpe, vinaigrette yuzu kosho, sel de miso, et shiso, rudement bien exécuté et dont la présentation plate réconciliera n’importe quel récalcitrant avec le divin céphalopode. Côté california, on se laisse tenter par les bouchées Ebi Fry à base de gambas panko, avocat et mayo chipotle qui chauffe les papilles juste comme il faut. Quant à ceux à l’asperge verte, cream cheee yuzu, ciboulette, et shiso rouge, ils sont un rêve pour les amateurs de végétal et de saveurs printanières, moins communes dans les california classiques. Pour la suite, prenons un temps pour apprécier les california au bœuf fourrés de tartare de bœuf, bœuf fumé, et mayonnaise timut. Outre une présentation sublime et des goûts parfaits, la présence du pickle de céleri branche est la touche surprenante qui change tout. Acidulé, croquant, sucré et vinaigré à la fois, le céleri tranche avec le gras du bœuf et le moelleux du riz pour apporter texture et caractère à ces california. Un carton plein pour ces bouchées.Toujours avec cette légèreté sous-jacente Côté tataki, le thon, sauce passion, crème d’avocat, daikon, aura notre préférence, tout comme l’incroyable aubergine miso en accompagnement. Moelleux, parfumé, juteux, le légume a encore de jolis tours dans son sac. Bien assaisonné, son goût peu marqué se révèle une jolie toile pour le peintre cuistot. On veut bien la recette ! En mot de la fin, le dessert tout chocolat avec tuile cacao, crémeux chocolat tonka, ganache chocolat blanc, et glace chocolat, parle de lui-même. Intense, gourmand, généreux, mais toujours avec cette légèreté sous-jacente qui a accompagné chacun de ces plats. Bref, fly me (again) to the Mun. Mun 52 avenue des Champs‑Élysées 75 008 Paris restaurant-mun.com

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