Elsa Zylberstein : « J’ai voulu cette vie et je l’aime »

Marie Deshayes

Un film historique, une chronique familiale, une comédie sur les réseaux sociaux… l’actrice démarre l’année en beauté ! Rendez-vous avec une femme sensible et plurielle.

Que connaissiez-vous de Jeanne Reichenbach, la dernière femme de Léon Blum, que vous incarnez dans Je ne rêve que de vous ?
Elsa Zylberstein - Pour être honnête, rien. En revanche, j’ai grandi à Jouy-en-Josas, où vit encore ma famille et où Léon Blum a passé les cinq dernières années de sa vie, de son retour de Buchenwald à son décès, en 1950. C’est seulement en lisant le scénario, puis le livre de Dominique Missika Je vous promets de revenir que j’ai appris l’existence de Jeanne, sa dernière femme. Il l’a épousée alors qu’il était en résidence surveillée à Buchenwald. J’ai été fascinée par la façon dont elle avait bravé tous les interdits et sa propre peur pour rejoindre l’homme qu’elle aimait depuis ses 16 ans. C’est une héroïne libre, vibrante, moderne, passionnée… Le cinéma français offre peu de rôles aussi romanesques. Et puis il y avait le plaisir de retrouver Hippolyte Girardot, merveilleux en Léon Blum. Nous avions joué ensemble dans un biopic sur Modigliani avec Andy Garcia, il y a dix ans.