Embolie pulmonaire : quels sont les risques chez la femme enceinte ?

Chaque année en France, l’embolie pulmonaire touche 100 000 personnes. Selon des chiffres de la Haute Autorité de Santé (HAS) datant de 2016, il s’agirait de la troisième cause de mortalité maternelle derrière les hémorragies et les étiologies.

L’embolie pulmonaire correspond à l’obstruction d’une artère pulmonaire causée par la migration d’un caillot de sang, appelé thrombose veineuse ou phlébite. Deux types de phlébite existent :

la phlébite superficielle : le caillot se forme dans une veine superficiellela phlébite profonde : le caillot se loge dans une veine plus profonde de l’organisme.

Le plus grand danger de ce petit caillot qui se forme à l’intérieur d’une veine située généralement dans les jambes ? Qu’il se déplace et aille se loger dans une artère pulmonaire.

Embolie pulmonaire : pourquoi les femmes enceintes sont-elles le plus touchées ?

Pendant la grossesse, plusieurs facteurs augmentent les risques d’embolie pulmonaire. En présence du foetus, l’utérus grossit, comprime les veines et gêne le retour veineux. La circulation du sang est donc ralentie, ce qui peut être à l’origine des phlébites, et, dans un second temps, d’embolies pulmonaires.

Les troubles héréditaires de coagulation favorisent la thrombose veineuse. Au cours d’une grossesse, le sang s'épaissit naturellement afin d’éviter les hémorragies. Si la future maman possède déjà du sang épais en plus d’une hypercoagulabilité, elle risque de développer plus facilement une phlébite.

L’obésité, le tabac, l'immobilisation ou encore les grossesses tardives facilitent également l’apparition de caillots dans les veines.

Quels sont les symptômes d’une embolie pulmonaire ?

Similaires à ceux d’une grossesse, les symptômes d’une embolie pulmonaire s’avèrent compliqués à identifier. Il est courant pour une femme enceinte de se plaindre d’une sensation de jambes lourdes voire gonflées. Cet effet secondaire de la grossesse correspond également à un des signes d’une éventuelle phlébite. Tout comme les augmentations

(...) Cliquez ici pour voir la suite