Covid-19 : un scientifique déplore “l’entêtement” d'Emmanuel Macron

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Depuis le début de l’année 2021, notamment à cause des fêtes de Noël et du Nouvel An, de nombreux Français redoutent un troisième confinement. Alors que la rumeur enflait sur les réseaux sociaux fin janvier, le gouvernement a finalement décidé de “se donner encore une chance” de gérer la propagation du coronavirus sans recourir à la quarantaine nationale. Si les chiffres s’annonçaient encourageants, Emmanuel Macron évoquait pourtant des “heures cruciales”. Et si le président de la République hésite, c’est notamment car il ne souhaite pas se mettre (de nouveau) la population à dos. Mais c’est finalement la communauté scientifique qu’il semble décevoir chaque jour un peu plus. Celui qui espère briguer un second mandat à l’Elysée doit en effet faire face à la pression constante des chercheurs, des médecins, des infectiologues, des épidémiologistes…

Jeudi 25 février 2021, alors qu’une nouvelle conférence de presse doit être tenue par le Premier ministre dans la soirée, l’un d’eux a justement fait part de son agacement face aux décisions gouvernementales. Sur Twitter, le professeur Axel Kahn a fait savoir ce qu’il pensait : “Prendre une décision réfléchie contre l’avis majoritaire s’appelle de l’audace. S’y tenir lorsque les paramètres indiquent qu’elle n’est pas bonne est de l’entêtement”, peut-on lire sur le compte du médecin généticien, suivi par plus de 42.000 internautes. Bien qu’il ne cite pas directement Emmanuel Macron, il ne fait aucun doute que cette pique lui soit adressée.

Mais les Français l’ont bien compris : le chef de l’Etat n’est pas du genre à céder sous les critiques. Selon les informations du Canard enchaîné, il aurait d’ailleurs poussé un gros coup de gueule lors du Conseil de défense sanitaire qui s’est tenu le 3 février dernier. “J’en ai marre de ces scientifiques qui ne répondent à mes interrogations sur les variants que par un seul scénario : celui du reconfinement”, aurait ainsi lancé Emmanuel Macron devant ses ministres. Pourtant, il se pourrait (...)

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