Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, chargée du projet de LR pour 2027

Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, devient vice-présidente de LR, chargée du projet pour 2027. (Photo DOMINIQUE FAGET / AFP)
DOMINIQUE FAGET / AFP Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, devient vice-présidente de LR, chargée du projet pour 2027. (Photo DOMINIQUE FAGET / AFP)

POLITIQUE - « Éric Ciotti me fait l’honneur de contribuer à cette reconstruction d’intérêt public, je n’allais pas me défausser ». Voilà comment Emmanuelle Mignon, 55 ans, annonce auprès du Figaro ce lundi 2 octobre les raisons de son retour en politique. L’ancienne cheffe de cabinet de Nicolas Sarkozy - condamnée à 6 mois de prison avec sursis dans l’affaire des sondages de l’Élysée en 2022 - reprend du service en politique, chez LR. Elle est chargée de la rédaction du projet pour 2027 et nommée vice-présidente du parti.

Diplômée de l’ESSEC, de Sciences Po et de l’ENA, elle rejoint le cabinet de Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur en 2002, jusqu’à l’Élysée, comme directrice de cabinet du président de la République. « Mon expérience de l’Élysée me permettra aussi de réfléchir à la mise en œuvre, qui n’est pas une mince affaire. Par ailleurs, nous ne sommes pas une écurie présidentielle. Cela nous donne beaucoup plus de liberté pour lancer des idées, les tester, les approfondir ou les abandonner », dit-elle au Figaro à propos de cette nouvelle mission.

« La méthode 2007 » et l’écologie pour priorité

Parmi les thématiques qu’elle entend s’approprier, « le poids des prélèvements obligatoires qui nous empêche concrètement de retrouver des marges de manœuvre économiques », estime celle qui confie ne pas avoir rejoint Emmanuel Macron pour des questions de « loyauté » et qui croit encore au clivage gauche droite.

« La droite va devoir formuler des propositions sur l’écologie », promet l’ex-conseillère qui y voit « une priorité aujourd’hui » et qui dresse une piste avec « la répartition de l’effort » pour lutter contre le réchauffement climatique. Une première différence de taille avec ses concurrents d’extrême droite qui n’ont pas de programme structuré en la matière et dont certains membres n’hésitent pas à remettre en cause les rapports du Giec. La Sarkozyste exclut d’emblée toute alliance avec le RN.

Enfin, Emmanuelle Mignon compte s’appuyer sur la « méthode 2007 » qui a permis la victoire de Nicolas Sarkozy à ses yeux : « beaucoup de travail, une équipe solide et l’absence de réticence à remettre en cause les dogmes ». Elle cite parmi les artisans de cette future feuille de route le think tank « La France Demain » de l’ex-député Guillaume Larrivé qui réunirait « un bon groupe de personnalités prêtes à s’investir ». De quoi dépasser les 4.78 % de la dernière présidentielle ?

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