Endométriose : quelle est la problématique sexologique ?

La rédac

L'endométriose, cette maladie gynécologique chronique qui touche une à deux jeunes femmes sur dix en Europe, impacte souvent leur vie intime. Explications de Pierre Panel, gynécologue obstétricien.

L’endométriose se caractérise par une prolifération anormale des cellules de l’endomètre (muqueuse utérine), qui peuvent s’implanter hors de la cavité utérine sur le péritoine et coloniser d’autres organes (intestin, trompes, ovaires, ligaments, vessie…), et parfois l’utérus lui-même (adénomyose).

« Si les causes posent encore de nombreuses questions, explique le gynécologue, on sait aujourd’hui qu’il existe des profils génétiques plus vulnérables. On avance aussi comme raison l’exposition in utero à des perturbateurs endocriniens. » Le spécialiste précise également que le retentissement de la maladie est différent en fonction de l’histoire de chaque femme : « Celles qui ont été victimes, pendant leur enfance, d’abus sexuels la vivent souvent plus violemment, car comme une agression de leur moi intime », poursuit-il.

L’impact physiologique

Quoi qu’il en soit, ses répercussions physiologiques sont bel et bien présentes. Lors des règles, quand la muqueuse utérine s’épaissit et saigne, l’écoulement du tissu endométrial (sang et cellules) se fait naturellement vers l’extérieur. Pas celui qui se trouve en dehors de la cavité utérine. « Cela provoque alors des inflammations, la formation de kystes, le développement de tissus cicatriciels et d’adhérences entre les organes, souligne Pierre Panel, et, de fait, des douleurs pelviennes pendant les règles pour 90 à 95 % des femmes et, des

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