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Enlevé et séquestré, ce boulanger envisage de tout arrêter

Un boulanger a été séquestré à Creil. Il songe désormais à quitter la ville après ce huitième cambriolage.  - Credit:FIORA GARENZI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Un boulanger a été séquestré à Creil. Il songe désormais à quitter la ville après ce huitième cambriolage. - Credit:FIORA GARENZI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Il n'est que 3 heures du matin, mardi 16 mai. Jérôme, gérant de la boulangerie La Mie câline de Creil, dans l'Oise, dans le nord de la France, part alors travailler. C'est à ce moment-là qu'il se fait enlever. Quatre personnes l'attendaient à l'extérieur de son domicile. Pendant plusieurs heures, il va vivre l'enfer, rapporte RMC. Il est enlevé, séquestré, violenté… Après avoir recouvré sa liberté, il raconte son calvaire et explique avoir été la cible « de coups de marteau dans les articulations, dans la tête, le coude ».

La raison de ce rapt ? « C'était pour me faire parler et me demander où est l'argent, car ils pensent que j'ai plusieurs dizaines de milliers d'euros. » Les agresseurs menacent même sa famille : « On me dit qu'on va retourner chez moi, aller tuer mes enfants et ma femme, si je ne dis pas où est l'argent. Je pensais que j'allais mourir. »

3 000 euros volés

Dans son établissement, on lui dérobe 3 000 euros. Ses agresseurs l'abandonnent en chaussettes et en caleçon dans une forêt proche d'une station-service. Il a tenu à apposer un message sur la devanture de sa boutique : « Fermeture indéterminée pour cause de grave agression. »

Quelques jours après les faits, l'inquiétude et la consternation sont toujours de mise à Creil. « Sur le coup, ça m'a un petit peu effrayé. J'ai du personnel, je me dis que ça peut leur arriver », explique le gérant d'un bar, qui se trouve à une rue de la boulangerie de Jérôme. Tous sont comme lui : inquiets pour leur [...] Lire la suite