Enquête : que vont devenir les librairies ?

Sylvie Tanette
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© Marie Magnin/Hans Lucas/AFP
© Marie Magnin/Hans Lucas/AFP

C’est comme une tentative pour calmer le jeu. Alors que les appels à rouvrir les librairies se multipliaient, le gouvernement annonçait le jeudi 5 novembre prendre en charge les frais d’envoi de livres durant le confinement. Autrement dit : aujourd’hui, il n’est pas plus coûteux de commander un livre sur un site de librairies indépendantes que sur Amazon. La mesure est plutôt bien accueillie, mais ne rassure pas la profession. Pour beaucoup, la question reste : que vont-il·elles devenir ?

Encourager la modernisation

La mesure gouvernementale permet aux libraires d’être sur un pied d’égalité avec Amazon à un moment où, en France, le seul canal d’approvisionnement en livres est internet. En effet, si la loi de 2014 contraignait les plateformes à faire payer des frais de port, Amazon l’avait contournée en les fixant artificiellement à 1 centime, quand le tarif postal, appliqué aux libraires, est d’environ 5 euros par livre.

Cette revendication autour d’un équilibre des frais d'envoi est ancienne de la part des libraires, mais n’aurait-on pas pu plutôt contraindre Amazon à payer de réels frais de port ? “Manifestement, dans l’urgence, la piste du remboursement des libraires a été retenue, indique Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française (SLF). Mais le sujet reste ouvert.”

“Les libraires vont faire beaucoup moins de ch

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