Entre le Rassemblement national et Debout la France, des transfuges mais pas d'alliance

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Ils n'étaient déjà guère nombreux autour de lui. Nicolas Dupont-Aignan se retrouve aujourd'hui plus esseulé encore. Sa formation, Debout la France (DLF), fait face à une série de défections. Ce lundi, son bras droit et porte-parole du parti, Jean-­Philippe Tanguy, claquait la porte, accompagné du directeur de la communication, Alexandre Loubet. Suivis, dès le lendemain, par la vice-présidente, Anne-Sophie Frigout, et une dizaine de cadres. Ils lui reprochent son refus de conclure des accords électoraux avec le Rassemblement national (RN).

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"On ne peut pas faire l'union des patriotes en refusant la main tendue du premier parti des patriotes, regrette Loubet. Ces incohérences mènent DLF droit dans le mur." D'après les démissionnaires, le parti ne compte plus que 3.000 adhérents, contre 12.000 en 2017. Cette mutinerie survient après trois années de tensions stratégiques. Entre les deux tours de la présidentielle de 2017, Dupont-Aignan s'était rallié à Marine Le Pen. Pas lors des scrutins suivants, au grand dam d'une partie de son appareil.

C'est un article du Figaro évoquant des tentatives de "NDA" pour se rapprocher des Républicains (LR) qui a joué le rôle de détonateur. "Il discute avec Bruno Retailleau et Valérie Pécresse mais pas avec Marine Le Pen", s'étrangle Tanguy, pour qui son ex-patron est d'abord préoccupé par ses résultats dans son fief de Yerres (Essonne), à l'électorat plus p...


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