Comment entretenir un pull en cachemire : les do et les don’t

Sarah Jobert

En vue de l’hiver qui prend possession de notre vestiaire, le pull en cachemire s’impose comme un incontournable de saison. Torsades entrelacées, col cheminée, détails léchés… Intemporelle et iconique, la maille technique se montre sous son plus beau jour. Mais malgré les apparences, cette laine issue du peignage des petites chèvres de Mongolie nous donne du fil à retordre en matière d’entretien. Banu Babayeva, fondatrice de Bonnie’s nous livre son mode d’emploi pour entretenir son cachemire comme il se doit.

DO : Observer, toucher, ausculter le pull sous toutes ses coutures

Afin de différencier le cachemire de bonne et de mauvaise qualité, il faut obligatoirement passer par une phase d’observation poussée. Et histoire de ne plus jamais se tromper, Banu Babayeva recommande de « toucher le pull pour vérifier qu’il ne soit pas trop mou, ni doux (il s’assouplira avec le temps), ni pelucheux. Il existe aussi une énorme différence entre le cachemire de Mongolie et celui de Mongolie-Intérieure. Le mongol est de qualité bien inférieure. Ensuite, la longueur de chaque fibre d’un cachemire qualitatif doit être supérieure à 36 mm et leur diamètre ne doit pas dépasser les 14.5 microns. De cette façon, il ne s’affaiblira pas avec le temps. Il suffit ensuite de passer sa main sur le pull et si les fibres courtes commencent déjà à s’enrouler et à pelucher, cela signifie que c’est un cachemire de qualité inférieure. Idem si la maille se déforme. » La qualité dépend avant tout du choix de la laine qui compose le fil et des transformations (teinte, tressage, finition) qu’elle va subir.

DON’T : Paniquer si le cachemire commence à boulocher

Au contraire, un pull en cachemire tout neuf qui bouloche est souvent l'assurance que le tricotage est dense. « Le boulochage est causé par le frottement des fibres entre elles qui lâchent au fil du temps ». C’est donc tout à fait normal dans la vie d’un pull en cachemire – même de qualité supérieure –...

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