Epargne salariale TPE-PME, les grandes gagnantes de la réforme

Très présente dans les grands groupes et entreprises de taille intermédiaire, l’épargne salariale peinait à se diffuser dans les TPE-PME. Pourquoi cela devrait changer.

Moins d’un chef d’entreprise de 10 à 49 salariés sur cinq avait jusqu’ici mis en place un dispositif d’épargne salariale (17,5 %). Une proportion qui chutait à 11,2 % dans les TPE (1 à 9 salariés), alors qu’elle culmine à 86,3 % dans les entreprises de 1 000 salariés ou plus, selon la Dares, pôle d’études et de statistiques du ministère du Travail. Désireux de mieux associer les salariés à la réussite de leur entreprise quelle que soit sa taille, le gouvernement a instauré un cadre fiscal plus favorable.

« La mesure clé est sans conteste la suppression du forfait social sur l’intéressement, la participation et l’abondement dans les entreprises de moins de 50 salariés et sur l’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés, relève Pierre-Emmanuel -Sassonia, directeur associé d’Eres. Depuis le 1er août 2012, cette taxe patronale s’élevait à 20 %. » Résultat, souligne-t-il, « il n’existe pas de meilleure façon de rémunérer collectivement au sein de l’entreprise : moyennant un coût de 1 000 € pour l’employeur, 903 € reviennent au chef d’entreprise et/ou à ses salariés si les sommes sont fléchées sur un plan d’épargne, au lieu d’un peu plus de 500 € avant impôt sur le revenu pour un salaire. »

Outre cette efficacité accrue avec un forfait social à 0 %, l’épargne salariale constitue un outil de dialogue social et d’attractivité à l’embauche. « L’accord d’intéressement permet d’établir des objectifs clairs et compréhensibles, c’est un outil de motivation », estime-t-il. « Vous pouvez retenir des indicateurs divers, hors de la croissance du chiffre d’affaires ou des bénéfices, précise Xavier -Collot, directeur épargne salariale et retraite d’Amundi. Lorsqu’ils sont atteints, chacun recevra une somme(...)


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