Espagne: des trafiquants de drogue utilisaient des drones sous-marins dans le détroit de Gibraltar

AFP/Archivos

Huit personnes ont été interpellées dans diverses villes d’Andalousie à l’issue d’une enquête policière de quatorze mois qui s’est traduite aussi par la saisie de 145 kilos de haschisch, 8 kilos de marijuana, 157 000 euros, dix véhicules et d’une dizaine de drones. Parmi ceux-ci, quelques-uns très grands et munis de douze moteurs.

Avec notre correspondant à Barcelone, François Musseau

Pour faire parvenir de la drogue d’un côté à l’autre du détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l'Espagne, les trafiquants n’ont jamais manqué d’imagination. Mais il s'agit d'une première pour la police : c’est la première fois que des drones sous-marins ont été saisis.

Ils permettaient de transporter de la drogue à l'intérieur des appareils. Certains de ceux qui étaient utilisés par ces trafiquants étaient aériens et étaient lancés depuis le Maroc, puis téléguidés jusqu’en Espagne, mais aussi la France, l’Italie, ou encore le Danemark.

Une fois arrivés à destination, plusieurs groupes criminels les réceptionnaient avant de les introduire dans les circuits illégaux de la drogue dans leurs pays respectifs.

Quant aux drones sous-marins, construits de façon artisanale par un père et son fils, ils étaient équipés d’un double fonds et d’un système de réfrigération afin de dissiper l’odeur propre au cannabis. Ces drones sous-marins étaient, eux, réceptionnés en différents points de la côte andalouse et aussi dans l’enclave britannique de Gibraltar.

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