Un vétérinaire avait aidé son ami à mourir : le juge a rendu sa décision

L'euthanasie n'est pas autorisée en France. Il est possible pour les médecins d'administrer des sédatifs à des patients en fin de vie pour les accompagner lentement, mais pas de mettre fin à leurs jours. Pourtant, en 2019, un vétérinaire a décidé de venir en aide à l'un de ses amis qui souhaitait mourir. Christophe, 59 ans, avait appris qu'il était atteint de la maladie de Charcot (ou sclérose latérale amyotrophique). À terme, il était condamné à perdre petit à petit de nombreuses facultés, jusqu'à une mort certaine, puisque cette maladie touche les neurones qui contrôlent la parole, la mobilité et la respiration. Après plusieurs tentatives de suicide infructueuses, le vétérinaire lui a fourni les médicaments grâce auxquels il a mis fin à ses jours. Une lourde décision qui a conduit à un procès.

Vendredi 6 mai 2022, Le Parisien s'est replongé dans cette histoire et a recueilli le témoignage de l'ex-femme de Christophe. Elle se souvient d'un homme qui refusait catégoriquement de voir son état se dégrader et l'idée même de devenir un fardeau pour ses proches. D'autant qu'avec une hospitalisation, il risquait de se voir dépérir et mourir pendant plusieurs années. "Il faut se rendre compte de ce qu'est cette maladie, où l'on devient prisonnier de son propre corps", témoigne son ancienne compagne. L'homme avait tenté trois fois de suicider avant d'y parvenir, le 21 mai 2019. Il avait laissé un mot : "Surtout me laisser partir cette fois !! " Près de trois ans après les faits, l'homme (...)

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