Eva Green : « J’adore l’idée d’aller au bout de soi »

Anne Michelet

Eva Green est époustouflante en astronaute dans « Proxima », d’Alice Winocour. Derrière son image mystérieuse, on découvre une femme éprise d’absolu, sensible et attachante.

Connaissiez-vous l’univers et les films d’Alice Winocour ?
Eva Green - 
J’avais vu Augustine, son premier film, puis Maryland, et trouvé cette réalisatrice très douée. Alice aime les situations complexes qui explorent les conflits intérieurs des personnages et Proxima s’inscrit dans cette ligne. J’étais dans l’Eurostar lorsque j’ai lu le scénario et j’ai tout de suite eu très envie de faire ce film, dont l’histoire m’a même fait pleurer dans le train. Sarah, mon personnage, est tiraillée entre sa passion d’astronaute et sa petite fille qu’elle doit laisser pour partir un an en mission. Le lendemain, j’ai rencontré Alice pour lui dire que j’étais prête à me lancer dans cette aventure.

L’espace vous intéressait ou est-ce une découverte ?
Eva Green - 
C’est un univers que je ne connaissais pas du tout. On perçoit ce monde de l’extérieur, mais on ne rentre jamais dans les centres d’entraînement qui sont fascinants. Les astronautes sont prêts à endurer une souffrance extrême, à se sacrifier pour la science, à s’investir moralement et physiquement à 200 %. J’adore cette idée d’aller au bout de soi et j’ai beaucoup travaillé en amont. Cette espèce de super-héroïne est un peu un fantasme.

La préparation physique a-t-elle été contraignante ?
Eva Green - 
Les astronautes portent un scaphandre très lourd. Aussi Alice a-t-elle voulu que je fortifie mes bras et mes épaules. J’a...Lire la suite sur Femina.fr

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