Eve Babitz, autrice déjà libre et rock dans le Hollywood des 70's

Nelly Kaprièlian
·1 min de lecture
© Mirandi Babitz/Seuil
© Mirandi Babitz/Seuil

En France, il nous a fallu attendre des décennies pour découvrir Eve Babitz (avec Jours tranquilles, brèves rencontres, traduit en 2015, et Sex & Rage, en 2018), figure du L.A. branché des sixties, seventies et davantage, qui posa nue à 20 ans affrontant Marcel Duchamp aux échecs le temps d’une photo devenue mythique, signa des pochettes de disques, eut quelques amants rutilants (Jim Morrison, etc.), et entra en littérature avec Eve à Hollywood – soit en élevant “la légèreté au rang des beaux-arts”, comme l’écrit sa traductrice, la romancière Jakuta Alikavazovic, dans la préface.

pay

Il y a un art de ne pas en faire tout un foin, de tout tourner en dérision, de jongler avec un certain sens de l’absurde, surtout quand on descend d’une famille juive. Mère artiste, père violoniste pour la 20th Century Fox, et Igor Stravinsky pour parrain, Eve naît en 1943 et publie son premier livre autobiographique trente ans plus tard, en bouleversant toutes les règles : huit pages (!) de remerciements, dont au Beverly Hills Hotel et “aux Didion-Dun

Lire la suite sur lesinrocks.com