Examens, médicaments, analyses...Une médecine enfin adaptée aux femmes ?

"Etre une femme, c’est être plus exposée aux retards de diagnostic et aux traitements inappropriés dans des situations médicales courantes", constate le Dr Alyson McGregor, médecin urgentiste et enseignante à l’université Brown de Providence (Etats-Unis), auteure de Le sexe de la santé (éd. Erès). La prise en charge médicale de la gent féminine est encore trop souvent calquée sur celle des hommes et "la grande majorité des médicaments mis sur le marché n'a jamais été testée sur des femmes", résume le Dr McGregor. Or, le statut hormonal, en particulier à la ménopause avec une diminution marquée des œstrogènes, peut impacter l’effet de certains médicaments. En effet, "le taux des œstrogènes intervient à de nombreux niveaux, y compris au moment de l’absorption digestive", précise le Dr Maryse Lapeyre-Mestre, du service de pharmacologie clinique au CHU de Toulouse.

"Par exemple, la dose standard de paracétamol pour un adulte de 70kg (et de sexe masculin) est de 1g pour une prise, ce qui est probablement un surdosage pour une femme de 50kg environ", explique le Dr Maryse Lapeyre-Mestre. Idem pour les benzodiazépines, dont l'action sédative serait plus élevée chez la femme. L’Agence américaine de santé (FDA) recommande d’ailleurs de diviser les doses de zolpidem (Stilnox) par deux, afin de limiter les effets secondaires. Il y a néanmoins des améliorations depuis une dizaine d’années : "Les études testant les nouvelles molécules du diabète, comme les gliflozines, séparent bien l’efficacité (...)

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