Eric Dupond-Moretti : GPA, cannabis, violences conjugales, états généraux de la justice... il répond à nos lectrices - EXCLU

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Marie-Pierre : Les Etats généraux de la justice peuvent-ils aboutir à des mesures d’ici les élections ? Eric Dupond-Moretti : Les Français n’ont pas ou plus confiance dans la justice de notre pays, comme le montrent divers sondages. C'est un constat que je partage. Avec ces Etats généraux, nous nous attaquons à la modernisation de la justice après en avoir renforcé les moyens budgétaires et humains. Pour la première fois, les citoyens y sont associés, via la plateforme parlonsjustice.fr. Chacun peut y déposer des propositions. Il n’y aucun sujet tabou. Fin février prochain, je recevrai la synthèse des travaux. Dès lors, sur le terrain, ça peut aller très vite. Par voie réglementaire, des mesures pourront être immédiates, tels le niveau des amendes, les frais de notaire pour la filiation dans le cadre d'une PMA. Les textes qui relèvent de la loi ne pourront pas être votés d’ici l’élection présidentielle. Ils serviront au prochain président de la République, quel qu’il soit.

Sandrine : Pourquoi les enfants des victimes de féminicides n'ont-ils pas un statut à part entière ? E.D-M. : Un enfant témoin de violences est une victime. Sa construction sera marquée de façon indélébile parce qu’il a vu. Nous sommes en train d'étendre les "protocoles féminicides", déjà en place en Seine-St-Denis, à Lyon et à Paris, qui prennent en charge 24h/24 les orphelins pour les aider à surmonter l’insurmontable tant sur le plan médical que psychologique. Ces protocoles mobilisent également le parquet (...)

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