Expertise psychologique judiciaire : de l'entretien aux tests, comment ça se passe étape par étape ?

iStock / gorodenkoff

Pour éclairer le juge d’instruction sur la personnalité et le fonctionnement d’un accusé ou d’une victime dans le cadre d’une affaire judiciaire, des expertises psychiatriques et psychologiques peuvent être demandées. L’objectif ? L’aider à mieux comprendre l’affaire qu’il va juger et les individus qui y sont impliqués.

Ces deux types d’expertise n’ont cependant pas les mêmes enjeux, souligne Marjorie Sueur, psychologue clinicienne, criminologue et experte auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Comme son nom l’indique, l’expertise psychiatrique est menée par un psychiatre, "un médecin qui a été formé à la psychiatrie, notamment pour détecter les maladies mentales". Dans le cadre d’une affaire judiciaire, "il doit déterminer si le mis en cause bénéficiait de son discernement au moment des faits, ou si celui-ci était aboli ou altéré, et également évaluer sa dangerosité criminologique". Son rôle est donc de se positionner sur sa responsabilité, et ainsi de déterminer s’il peut avoir un procès.

Le psychologue a quant à lui une formation purement psychologique et "s’intéresse aux éléments autobiographiques de l’individu pour comprendre comment il s’est construit et quelles sont ses fêlures". Il doit ainsi éclairer le juge sur sa personnalité, mais aussi "l’aider à mieux comprendre des faits irrationnels et donc contribuer à la manifestation de la vérité". Le but ? "Que la sanction pénale soit la plus juste", explique Marjorie Sueur.

Pour devenir experts auprès des tribunaux, (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite