Expo : Cartier oriental aux Arts décoratifs

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Au début du XXe siècle, Cartier entre dans la modernité en empruntant aux arts islamiques son répertoire de formes et de couleurs. Un dialogue époustouflant dévoilé au musée des Arts Décoratifs. 

L’entrée de l’exposition donne le « la ». Dans la vitrine qui accueille le visiteur, deux trésors de la maison Cartier créés dans les années 1920 voisinent avec deux chefs-d’œuvre de l’art islamique. Les premiers étant directement inspirés par les seconds. Ainsi, un bandeau en diamants reprend la forme pyramidale d’un miroir turc du XVIIIe et un nécessaire tout en nacre, turquoises, émeraudes, perles et diamants, le motif d’un coffret iranien du XIXe . Le propos est posé : raconter comment, au début du XXe siècle, le joaillier puise dans les céramiques d’Iznik, les fragments d’architecture, les miniatures persanes, les mosaïques iraniennes, les ikats anciens, pour imaginer des créations d’une modernité nouvelle.

L’époque est alors à la mode persane : le ballet « Shéhérazade » éblouit, les manuscrits iraniens affluent, les expositions se multiplient, et Louis Cartier, petit-fils du fondateur de la maison créée en 1847, se passionne pour cet art. Les reliures, miniatures persanes et plumiers précieux qu’il collectionne et les bijoux rapportés d’Inde par son frère Jacques viennent nourrir la créativité des dessinateurs de la maison. Les archives en témoignent où, sur le papier, se déploient de nouveaux mariages de pierres et de couleurs et un répertoire des formes inédit. Parmi elles, motifs orthogonaux ou en étoile, palmettes, écailles, ocelles, mandorles revisités dans des colliers, bracelets, bagues, boucles...

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