Féminicides : des « die-in » organisés en France pour dénoncer « les défaillances de l’Etat »

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Des militantes du collectif #Noustoutes ont participé à des « die-in », ces manifestations dans lesquelles les participantes simulent la mort, pour rendre hommage aux victimes de féminicides et alerter sur la prise en charge des affaires de violences conjugales.

93 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année. Pour alerter sur ce chiffre, 93 femmes habillées de noir se sont allongées les unes après les autres place de l'Hôtel de Ville à Paris pour dénoncer les violences faites aux femmes, samedi 16 octobre. 

Chacune d'elles portait une pancarte sur laquelle était inscrit le nom de la victime et son âge. « 65% de ces femmes assassinées avaient pris contact avec la police ou la justice, mais les pouvoirs publics leur ont tourné le dos », a dénoncé le collectif. « Il serait temps d'arrêter d'expérimenter et de mettre en place des politiques publiques d'ampleur sur tout le territoire », a réclamé une membre du collectif au mégaphone, exigeant le déblocage d'une enveloppe d’un milliard d'euros pour financer une politique publique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Une augmentation des subventions allouées aux associations, une multiplication des structures d'hébergement d'urgence et une généralisation des dispositifs comme le téléphone grave danger sont aussi réclamés par #NousToutes.

Une quarantaine de marches prévues le 20 novembre

A Toulouse, Malika Khelifa, porte-parole du collectif en Haute-Garonne, a rappelé que l'Espagne était « un exemple », notamment en matière de moyens mobilisés pour ce combat. Une trentaine de femmes, dont une majorité de jeunes, ont participé au « die-in » dans le centre-ville, derrière le Capitole, avant...

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